Produit laitier
Les produits laitiers ou laitages sont le simple lait ou des aliments transformés à partir de laits. Parmi les laits utilisés, le principal est de loin le lait de vache, mais on utilise aussi le lait de chèvre, de brebis, de chamelle, de yak, de bufflonne.
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Produit laitier - Lait
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Les produits laitiers ou laitages sont le simple lait ou des aliments transformés à partir de laits. Parmi les laits utilisés, le principal est de loin le lait de vache (généralement nommé «lait» sans plus de précision), mais on utilise aussi le lait de chèvre, de brebis, de chamelle, de yak, de bufflonne... Synonyme, le terme de «laitage» est peu utilisé dans la vie courante en France : ni dans les rayons de grande surface, ni dans les restaurants, ni dans l'industrie laitière, ni par les producteurs de lait, ni dans la terminologie de la Commission Européenne[réf. nécessaire]. La consommation de produits laitiers a connu une croissance énorme au niveau mondial depuis le début des années 1950, et continue toujours de s'étendre, y compris en Chine ou habituellement ces produits étaient peu présents. Les industriels du secteur laitier font preuve d'une grande capacité d'innovation pour augmenter la consommation des laitages et par conséquent les ventes, comme en témoignent par exemple leurs alicaments à base de laits commercialisés dans la grande distribution depuis le début des années 2000, mais utilisent aussi l'ensemble des capacités du marketing, en utilisant, le cas échéant, l'image non-protégée de la tradition et du savoir-faire des PME laitières et fermières françaises.
Les produits laitiers sont principalement utilisés dans l'alimentation humaine, soit directement, soit comme ingrédients dans la pâtisserie, la biscuiterie, la charcuterie, en fromagerie, mais également dans l'alimentation animale (lait en poudre pour les veaux, lactosérum pour les porcs). Les produits laitiers sont , généralement, des denrées périssables et du producteur au consommateur, la chaîne du froid doit être respectée de façon à ce que ces produits restent comestibles. Ces aliments sont généralement perçus comme étant bons pour la santé.
La caséine extraite des laits, a aussi des utilisations non alimentaires comme la fabrication de matières plastiques, de papier, de textiles...
Les produits
Ces produits proviennent pour la majeure partie de l'industrie laitière sauf le lait qui est une production issue de l'élevage. En France, les principales formes sont :
- Fromage
- Lait
- Beurre
- Crème[réf. nécessaire]
Les produits laitiers les plus connus sont :
- le lait
- lait cru,
- lait pasteurisé
- lait stérilisé
- lait UHT
- lait concentré (sucré ou non)
- lait en poudre
- lait écrémé
- la crème
- la crème glacée
- le beurre
- les laits fermentés
- les fromages
- fromages fermiers
- fromages frais
- fromages affinés
- fromages fondus
- la caséine
- le babeurre
- le lactosérum
- Milk-shake
Historique
Les produits laitiers sont connus depuis des millénaires, probablement depuis le néolithique tandis que les humains étaient toujours nomades. La domestication d'espèces pouvant produire du lait est attestée depuis 8 700 ans et il semble que les hommes de cette époque aient utilisé ces animaux pour la production de lait, comme en témoignent des récipients ornés[1]. Cependant, en 2010, la date de la première transformation du lait en produits laitiers comme le beurre ou le fromage n'est pas connue. Certains historiens suggèrent que les premières transformations fromagères nommé actuellement caillé, faisselle, caillebotte, jonchée, cottage cheese, leben, raïb, kombucha, kefir pourraient dater du VIIe millénaire av. J. -C. , issue directement des estomacs des animaux abattus. La légende comporte plusieurs variantes[2], [3]. Les premiers moules ou formes à caillé connus ne date que du IIIe millénaire av. J. -C. . Des bas-reliefs sumériens datant du XXXVe siècle av. J. -C. représentent la traite des vaches et le caillage.
Les plus anciennes traces archéologiques de fabrication du fromage retrouvées datent de l'époque de l'Égypte ancienne, trouvées sur des peintures murales dans des tombes et datant de 2000 de l'ère commune[4]. Les premiers fromages devaient être aigres et salés, identiques en texture au cottage cheese ou à la féta.
A partir du Ier millénaire av. J. -C. en Europe, autant dans la Rome antique qu'en Grèce, les fromages de lait de chèvre et de brebis : (grec ancien τυρός, «túros») étaient des aliments quotidiens, plus ou moins secs, ils étaient mangés avec du miel. Les Grecs en exportaient même vers la Gaule. Le beurre (grec ancien βοὐτυρον, «boúturon») était connu des grecs mais, mais peu utilisé. C'était, pour eux, une spécialité des Thraces au nord de la mer Égée, que le poète comique Anaxandridas surnommait d'ailleurs «mangeurs de beurre»[5]. Le πυριατή était servi comme un dessert et devait ressembler au yogourt. Les écrits les plus anciens relatifs aux yaourts sont attribués à Pline l'Ancien, ce dernier relate que certaines tribus «barbares» savaient «épaissir le lait en une matière d'une agréable acidité». Le traité Libri de re rustica de Columelle détaille un procédé de fabrication utilisant la coagulation du lait au moyen de la présure, le pressage du lait caillé, le salage et le vieillissement. Ailleurs peu de faits sont connus. Selon la tradition juive, les laitages ou milchig sont une des trois catégories d'aliments cachers, mais ils ne doivent pas être mélangés avec des aliments d'une autre catégorie.
Au Moyen Âge, les laitages sont toujours un des aliments de bases des populations ouest-européennes, probablement en raison du faible prix relatif, de la possibilité de conservation -en particulier d'été jusqu'en hiver- et de transport. Certains monastères organisés en grandes exploitations, deviennent d'importants centres de productions fromagères. Par conséquent des méthodes de fabrications sont élaborées et sont parvenues jusqu'à nous comme pour les roqueforts, munsters, maroilles. Le développement semi-industriel du fromage se poursuit, parallèlement à l'urbanisation, posant quelques problèmes de sécurité alimentaire. Les techniques de productions se répandent progressivement.
C'est au XIXe siècle, avec les travaux de Louis Pasteur et d'Émile Duclaux que l'industrialisation et la diversification comme nous la connaissons actuellement deviens envisageable. La pasteurisation et la création de ferments stables vont permettre de sécuriser les procédés et par conséquent permettre le transport au long cours du fromage. La première machine à traire a été découverte par l'Américain Colvin en 1862, Gustaf de Laval développe le séparateur centrifuge à crème en 1878. Parallèlement, la naissance des technologies donnant la possibilité de la réfrigération, les transports et le chauffage des cuves vont permettre la naissance de l'industrie laitière. Au XXe siècle, les progrès industriels et agricoles continuent, y compris dans le domaine de la conservation, la consommation augmente et , qui plus est , l'industrie laitière innove et crée elle-même de nouvelles demandes à coup de campagnes publicitaires coûteuses pour ce marché saturé. De très nombreux produits apparaissent. La sélection génétique des bovins qui commence au XIXe siècle fixe les races avec des laits caractéristiques, puis permet d'augmenter la production, grâce aussi à des animaux en meilleure santé. Au début du XXIe siècle, la Chine pressée de ressembler aux pays capitalistes commence à produire et consommer des produits laitiers, tandis que cela ne faisait pas partie de leur culture.
Tandis que l'ensemble des procédés techniques se sont diffusés, apparaît en premier lieu en France puis dans le reste de l'Union européenne, la volonté de protéger certaines productions locales jugées uniques. Ainsi par des lois de 1905, 1955, 1973, la France protège les éleveurs producteurs fromagers locaux des contrefaçons. La création des AOC date de 1935. Cette législation est adoptée au niveau européen en 1992.
Adaptation
Il semble aussi que parallèlement au développement des techniques de fabrication des produits laitiers, une néoténie servant à continuer à digérer le lait par les adultes soit apparue au sein de communautés d'humains consommant cet aliment. Dans ces populations, la tolérance au lactose est due à la conservation de l'activation du gène produisant l'enzyme nommée lactase après le sevrage. Des mesures révèlent que si près de 96% des adultes d'Europe du Nord sont en mesure de digérer le lactose, uniquement de 50% à 75% des Africains, des Indiens, des Moyen-Orientaux, des Européen de l'Est en sont capables. Presque l'ensemble des Amérindiens et les Asiatiques en sont incapables. Aussi de nombreuses cultures sont réfractaires à la consommation de lait et de ses dérivés. Dans le monde actuel, la consommation de produits laitiers a par conséquent un lien avec la concentration de personnes originaires d'Europe du Nord ainsi, l'Australie, les États-Unis, le Canada, L'Argentine sont des consommateurs de produits laitiers.
Restrictions alimentaires religieuses
Dans les principales branches du christianisme qui imposent de manger peu gras pendant certaines périodes de l'année, comme durant le carême, il est interdit de consommer des aliments dit gras. Cela a conduit les cuisiniers à remplacer les laitages par des aliments dit maigres les jours de jeûne. Ainsi au Moyen Âge, dans certaines recettes, le lait animal est remplacé par le lait d'amande. En Bretagne, le lait ribot (du breton læz ribod qui veut dire lait baratté), est un lait maigre qu'on boit le vendredi.
Publicité pour les produits laitiers
Dans les années 1990, trois spots TV de promotion des produits laitiers financés par l'industrie[6] ont été diffusés à la télévision française. Ils mettent en scène des adolescents buvant du lait et mangeant du fromage et des yaourts tout en faisant du sport.
En 2007, un nouveau film publicitaire met en scène des petits squelettes se délectant de lait, fromage, beurre, crème et desserts lactés sous l'œil d'une vache.
Il existe aussi un organisme de promotion des produits laitiers au Québec[7].
Composition nutritionnelle des laits et dérivés
- Les valeurs sont données pour 100 grammes de denrées comestibles de l'aliment
- Base de calcul de la valeur calorique pour 1 gramme (1 kcal = 4, 18 kJ) :
- Glucides : 4 kcal ou 17 kJ
- Protéines : 4 kcal ou 17 kJ
- Lipides : 9 kcal ou 38 kJ
| Aliment | Famille | Calories (kcal) |
Joules (kJ) |
Glucides (g) |
Protides (g) |
Lipides (g) |
Calcium (mg) |
Phosphore (mg) |
Potassium (mg) |
Magnésium (mg) |
Sodium (mg) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Lait | 335 | 1400 | 54 | 8, 2 | 9 | 361 | - | 388 | - | 166 | |
| Lait cru | Lait | 63 | 263 | 5 | 3, 2 | 3, 8 | 120 | 95 | 150 | 12 | 47 |
| Lait entier | Lait | 65 | 272 | 5 | 3, 5 | 3, 5 | 119 | 95 | 150 | 12 | 47 |
| Lait | 47 | 195 | 5 | 3, 2 | 1, 55 | 112 | 95 | 150 | 12 | 47 | |
| Lait écrémé | Lait | 35 | 145 | 5 | 3, 2 | 0, 5 | 112 | 90 | 160 | 12 | 47 |
| Lait fermenté | 44 | 213 | 5, 5 | 4, 3 | 1, 2 | 148 | 112 | 204 | 13 | 61 | |
| Lait fermenté | 112 | 474 | 19 | 3, 2 | 2, 7 | 160 | 112 | 204 | 13 | 61 | |
| Lait fermenté | 82 | 346 | 14 | 4 | 1, 1 | 148 | 112 | 204 | 13 | 61 | |
| Lait fermenté | 117 | 490 | 14 | 4, 4 | 4 | 160 | 112 | 204 | 13 | 61 | |
| 172 | 718 | 18 | 5 | 8 | 63 | 50 | - | - | - | ||
| 118 | 492 | 16 | 5 | 3 | 63 | 50 | - | - | - | ||
| 128 | 538 | 16, 8 | 2, 5 | 5, 7 | - | - | - | - | - | ||
| fromage blanc | 44 | 184 | 2 | 8 | 0 | 126 | 100 | - | - | - | |
| fromage blanc | 57 | 240 | 2 | 8 | 4 | 120 | 100 | ||||
| fromage blanc | 116 | 485 | 2 | 8 | 8 | 120 | 100 | ||||
| fromage blanc | 83 | 349 | 3 | 9, 5 | 3, 7 | 140 | 100 | 130 | 10 | 40 | |
| 270 | 1128 | 0 | 17 | 21 | 400 | 250 | 160 | 12 | 950 | ||
| 312 | 1304 | 0 | 20 | 24 | 400 | 250 | 150 | 20 | 700 | ||
| Munster | 247 | 1032 | 0 | 16 | 20 | 450 | 320 | 125 | 23 | 970 | |
| Livarot | 361 | 1510 | 0 | 24 | 29 | 550 | 400 | 110 | 23 | 700 | |
| Maroilles | 361 | 1510 | 0 | 24 | 29 | 800 | 550 | 130 | 40 | 1050 | |
| Bleu | 406 | 1696 | 1, 8 | 18 | 31, 5 | 500 | 360 | 150 | 20 | 1200 | |
| Roquefort | 412 | 1721 | 0 | 23 | 35 | 620 | 400 | 120 | 25 | 1600 | |
| Fourme d'Ambert | 367 | 1533 | 1, 8 | 18 | 31, 5 | 670 | 450 | 150 | 25 | 1700 | |
| 343 | 1434 | 0 | 24 | 27 | 780 | 470 | 140 | 30 | 900 | ||
| Gouda | 343 | 1434 | 0 | 24 | 27 | 920 | 520 | 120 | 30 | 600 | |
| Reblochon | 343 | 1434 | 0 | 24 | 27 | 640 | 400 | 200 | 30 | 870 | |
| Saint-Paulin | 343 | 1434 | 0 | 24 | 27 | 700 | 360 | 100 | 30 | 880 | |
| Beaufort | 377, 5 | 1578 | 0 | 28 | 29 | 1100 | 650 | 120 | 33 | 950 | |
| Comté | 377, 5 | 1578 | 0 | 28 | 29 | 1050 | 620 | 140 | 50 | 300 | |
| Emmental | 377, 5 | 1578 | 0 | 28 | 29 | 1200 | 850 | 140 | 37 | 430 | |
| Parmesan | 405 | 1692 | 0 | 28 | 32 | 1250 | 950 | 140 | 350 | ||
| fondu | 279 | 1165 | 1, 5 | 14, 5 | 23, 5 | 500 | 780 | 100 | 20 | 1100 | |
| Cancoillotte | 146 | 610 | 1 | 17 | 8 | 492 | - | - | - | - | |
| Mozarelle | 261 | 1091 | 1, 5 | 18 | 20 | 400 | |||||
| 104 | 435 | 3 | 9, 5 | 3 | 120 | - | - | - | - |
Divers
La poudre de lait, la matière grasse et la protéine de lait (caséine) sont des produits que les groupes fromagers revendent pour d'autres usages industriels comme la fabrication de produits pharmaceutiques et pour renforcer l'acier.
Voir aussi
Liens externes
Sources
Source documentaire : cahier nutrition-diététique 1979 – E. Vieling, cours de nutrition 2002 – Dr JM Cohen - 2003; Base de données constituées avec ces ressources et les emballages alimentaires français 2005
Références
- Les premiers consommateurs de lait, CNRS
- (en) Jenny Ridgwell, Judy Ridgway, Food around the World, (1986) Oxford University Press, ISBN 0-19-832728-5.
- (en) Vicki Reich, Cheese January 2002 Newsletter, Moscow Food Co-op Food Info.
- (en) History of Cheese consulté le 10 juin 2007.
- Athénée, 151b
- Site promotionnel de l'interprofession laitière
- Site promotionnel des produits laitiers au Québec
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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 24/11/2010.
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